13 août 2007
Bordel ambiant

L’angoisse qui monte au tripes. Je l’aurai pas volée celle-là. C’est ce qui arrive quand on n’est pas content de soi, à tort ou à raison.
Personne à qui parler ce soir, mais pour dire quoi en définitive ? Alors tu vois j’ai un point de côté ici, un autre là, un truc qui lance dans le plexus, et une boule de feu dans le ventre qui fait comme un grand huit à l’envers. Tu veux dire à l’infini ? C’est possible. Des fois je m’habitue, d’autres pas.
J’ai rangé des trucs, enfin j’ai essayé de ranger des idées, des désirs au placard, pour me faciliter. Pour le moment, j’attends le résultat, comme au loto. Demain, je suis censée faire des trucs comme des gens normaux, vous savez commencer une semaine, avec des choses à faire à des heures précises. Je dors de moins en moins. Ou alors de plus en plus, mais de plus en plus tard. Je peux encore moduler l’emploi du temps. En septembre, je pourrai toujours me brosser pour reporter. Comment on dit déjà ? procrastiné ? C’est dur à prononcer.
C’est con à dire, mais va falloir que je me range un peu des voitures. Je me suis lâchée la bride, tout est encore récupérable, mais faudrait voir à ce que tout ça ne tourne pas à un pugilat menée en bonne et due forme et surtout en toute indépendance qui aboutirait à un nulle et non avenue.
Indépendance : voilà un mot intéressant. Aussi intéressant que : contrôle. J’aurais beaucoup de choses à dire sur ces deux termes, polémiquer, philosopher (de comptoir), bref avancer des idées avec de la passion dans la bouche et des œillères sur les yeux. L’important étant peut-être de seulement participer non ?
Y a des moments où il faut simplent se taire, mais bon, je suis là, sur MON blog qui plus est, alors si je vous envoie des pages blanches, je ne vous dis pas que ce sera plus intéressant que les pattes de mouche que je tente péniblement d’aligner ce soir, mais ça n’aurait plus d’intérêt POUR MOI. Car, nous sommes bien d’accord, chacun défend ses petits ou grands intérêts, ces petites manies, passions, vices, etc. Moi je défends rien (puisque le blog et rien, c’est kif kif). Je remplis du vide. Je n’ai aucun mérite, vous en croisez quotidiennement par centaines des comme moi. On aligne. J’aime bien le suffixe ligne. Pas besoin de remontant, ni de consolation, on est dans le constat les gars. Je ne le prétendrais pas objectif à cette heure de la nuit, ni à n’importe quelle heure de n’importe quel moment de ma vie d’ailleurs.
Juste la nécessité d’un lien virtuel, syntaxique autant que peu se faire, pour pourfendre le béton armé de la solitude. Tu peux y aller, c’est du solide. Aligne tous les mots du dico, mets les dans des combinaisons pas possible, sors-les comme des appels au secours, en faisant croire que tu rigoles sous cape, alors que tu pleures ta race parce tu voudrais pouvoir supporter mieux, supporter plus, être autre. Rien de grave les gars, je mange et bois bien, je me marre, j’ai des potes, une moto, une descendance, une lessive qui sent bon, une crème très hydratante, et un déo qui résiste à cent ans de momification. Franchement, on se le demande, que peut-il m’arriver de mieux ?
J’ai arrêter de me demander ce qui pouvait m’arriver de pire, car ça fait tout de suite très pompeux occidental, très psychanalyse volontairement ratée, très conceptuel quoi.
L’attente du pire est dans mes veines. Je n’y peux rien. C’est pour ça que j’oublie par tous les moyens. Ok, je me cherche quelques alibis pas bétons, mais c’est pour être sûre qu’autour de moi y aura quelques âmes amies sensées me donner des coups de pied au cul.
Le pire je ne le vis pas. Il est en devenir permanent. C’est le seul héritage que je possède et que je possèderai jamais. Immensément riche. Presque un beau parti.
Un beau. Parti.
Je suis inquiète car je parle de plus en plus. On ne gagne rien à trop parler, à trop vite parler. Je savais ça avant, mais c’est comme si d’un coup j’avais quelque chose à rattraper.
C’est rien, c’est l’heure qui tourne. J’arrête pas de me faire doubler par le soleil. Le sommeil n’en parlons pas. Il est à peine d’actualité.
Si quelqu’un me disait à voix haute tout ce que je viens d’écrire, peut-être que je me moquerais intérieurement un peu. Pourtant, je ne ris jamais des phobies des autres.
Ma tête est dans mes mains, et je serre des dents, même quand je dors. Même quand j’arrive à dormir. Je sais que ce sujet intésement érotique risque de changer votre vie pour toujours, c’est pourquoi rien.
Je ne me sens pas fatiguée, ni de corps, ni d’esprit (à supposer que j’en ai). J’en ai juste marre, un putain de raz le bol, un tsunami marseillais qui ne ferait qu’une victime. Une bouche de moins à nourrir. Une bouche de moins qui la ramènerais moins.
Et moi, peut-être, enfin, peinarde.








