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21 avril 2008

Il faut savoir trancher

Y a des ambiances qui se dessinent. Des relations qui se distendent. Des décades qui s'effilochent. La 2ème voix dans ma tête me dit "fais moi me rappeler de te dire un truc, non mais autant que je te le dise sans ambages, tu te la pètes plus haut que ton cul".
Hé les gars, je ne sais pas si vous avez vu le niveau moyen, mais la taille basse n'a jamais porté aussi bien son nom.
Tous les gens mettent des "s" à leurs impératifs de 1er groupe ou te font des accords de participes passés à l'emporte pièce. Y a pu d'règles. Fais moi un trait faut que je réfléchisse. Y a plus d'amitié surtout.
C'est l'anniversaire de la mort d'un amour : Desproges.
J'ai beau cherché autour de moi si je pouvais m'en coller un autre au panthéon de la table de nuit, au creux de mes mains, au tréfonds de ma caboche, j'ai cherché parmi les morts, cherché parmi les vivants, saint antoine de padoue vous qui retrouvez tout, trouvez moi un de notre époque comptant pour rienne, un avec des mots auxquels je pourrais m'accrocher , mais rien à faire c'est Pierre qui tient le haut du pavé, le pompom, la queue du Mickey.
Ah ouais, j'avais trouvé Yasmina Reza, tout lu, tout, sauf qu'on m'a dit pas touche pas touche, parce que tu trouves pas toi que le bouquin du sarko, blablabli, et toi tu trouves pas que tu devrais la fermer ta grande gueule. Et ouais t'as raison, mais comme c'est toi qui le dis, alors t'as tort. C'est comme ça. Je l'achèterai pas son con de bouquin, mais t'es con. Les cons n'ont pas voix au chapitre, même quand ils se contentent d'ânonner quelques bribes de bon sens. Le monde n'est qu'un perroquet géant. Moi au fond, j'ai pas changé, ce sont les mots qui sont plus durs, mais je sais les rendre aussi doux que possible, je suis sûre d'être bonne en dir de com d'un politique. Je sais manier le sentiment vois-tu.  Et les autres derrière qui me demandent ce que je fous, mes amis, à moi, de longtemps, ils me posent encore la question. Je suis déçue, profondément déçue, laminée par le fond, par cette tryptique solitude.
- Jo ?
- ouais, kessya ?
- patou ?
- humm ?
- Vous êtes mes amis oui ou merde ?... c'est quoi ce bordel ?
- c'est des pieds de porcs sauce ravigote, y a l'onglet aux échalottes qui suit.

 

Y a des médecins qui te prescrivent du Prozac et t'as des amis couillons qui te font des pieds de porcs. Pour noyer l'insupportable et tranquille certitude que j'ai de l'inopportunité de la vie (Pierre for ever), que crûtes-vous que je fisse ?
Ahlalalala, quel dommage, quel sort s'acharne sur nous, la vie a décidé de cuter les commentaires. Non, mais vraiment on vit dans un monde de porcs.

Posté par Huguette à 01:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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