22 juin 2008
Casque obligatoire
Hé ho ! ouh ouh ! je ne sais pas si quelqu’un m’entend, et j’aurais de toute façon du mal à le savoir vu que j’ai zigouillé les commentaires. C’est l’humeur du moment, le zigouillage. La faute à Patou qui crèche chez moi depuis trois jours : une petite baisse de régime consécutive à une mise à pied (son renvoi est en pourparlers). Le motif reste mystérieux, pour ses supérieurs en tout cas. Jo et moi, on connaît la vérité. Et voilà, on con-nait-la-vé-ri-té.
Putain, c’qui fait chaud ce soir. Les moustiques attaquent en kamikaze.
Je vous fais un léger retour arrière pour les séniles de la dernière heure, de ceux que j’ai dû connaître dans le temps, avant que… avant que quoi d’ailleurs ?
Patou, donc, biochimiste moléculaire au CNRS de Marseille est mis à pied (je répète pour ceux du fond). Il aurait PAR MEGARDE et de façon dirons nous tout à fait fortuite, enduit la paire de gants latex de son collaborateur d’un produit toxique, qui aurait alors déclenché une petite couperose violacée de rien du tout, mais bien visible quand même car située en pleine poire, ainsi que de violentes diarrhées, seulement détectables à l’odorat, ce qui ne les rend guère délectables. La hiérarchie recherche pour l’instant s’il s’agit d’une simple erreur ou d’un acte prémédité. Enduire l’intérieur de gants latex d’un produit quelconque me paraît déjà délicat, et demande patience et minutie. S’acquitter de cette tâche par erreur me paraît digne d’un scénario lucbessonesque.
Patou n’a pas tardé à lâché le morceau : « je suis victime de mon insubordination, je n’aime pas qu’on me chie dans les bottes ».
Je ne reviendrai pas sur le conflit qui oppose Patou à son collaborateur, car vous risqueriez de me coller un procès pour incitation à l’ennui.
Jo (l’avocat bodybuildé, vous rappelez ?) dit que si l’intention de nuire est reconnue, faudra jouer du lasso au pénal.
Bref, je les ai ici tous les trois : Jo m’explique comment changer l’arbre à came de ma bécane, tout en récitant à Patou les peines d’emprisonnement qu’il risque, et détaille les fourchettes d’amendes à payer. Patou s’est rongé tous les ongles, en demandant pardon à son collaborateur de l’avoir totalement raté , il aurait aimé lui dire sur sa tombe qu’enculé il avait été, poussière d’enculé il était à présent, amen.
Heureusement, le Stilnox commence à faire effet, je vais l’arroser d’un coup de limoncello, faut speeder, Morphée à l’air d’avoir salement les boules aujourd’hui. On comprend tous, c'est une sale journée, et j'ai pas hâte d'être à demain.









